• L'espérance

     

     

     

     

     

    J’ai ancré l’espérance
    Aux racines de la vie

     

    Face aux ténèbres
    J’ai dressé des clartés
    Planté des flambeaux
    A la lisière des nuits

     

    Des clartés qui persistent
    Des flambeaux qui se glissent
    Entre ombres et barbaries

     

    Des clartés qui renaissent
    Des flambeaux qui se dressent
    Sans jamais dépérir

     

    J’enracine l’espérance
    Dans le terreau du cœur
    J’adopte toute l’espérance
    En son esprit frondeur.

     

    Andrée Chédid (1920 - 2011)


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  • Bonsoir

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les enfants pleurent
    la grand-mère appelle dans le noir
    l'homme réclame la paix.
    Les fleurs sont calmes.

    La jeune femme les étale avant d'éteindre
    leur sourit comme à son miroir
    change l'eau
    change l'air
    joue au bonheur.

    elle est la seule chose douce de la journée, et le sait.

    Guy Bellay, poète français (1932 - 2015). Familier de René Char, de Georges-Louis Godeau et de Georges Mounin.


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  • Avant que tout éclate en morceaux

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Avant que tout éclate en morceaux

    j’aimerais écrire dans ta main

    un tout petit poème

    du bout du doigt.

    Un tout petit poème plein de chaleur

    de lait

    de miel

    et de lumière.

    Un poème où tu voudras passer l’hiver.

     

    Avant que tout éclate en morceaux.

     

    Vivre. Écrire.

    Regarder la rhubarbe monter en graine.

    La poussière recouvrir les meubles.

    Faire le point. Poursuivre.

     

    Tout détruire pour tout recommencer

    parce que rendue là où j’en suis

    je n’aime plus tellement l’histoire anyway.

     

    Revenir échouer

    sur une plage loin de tout.

    Se demander pour la millième fois

    jusqu’où peut-on aller trop loin?

     

    Dyane Léger est une artiste-peintre et une poétesse acadienne née en 1954.


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  • Va où le vent te mène (3)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le vent joue sur ce jardin prodige :je le suis dans ses allées détrempées.

    Résister à l'envie de toucher ces plantes dites "médicinales" ... Écraser des feuilles, des tiges entre mes doigts et respirer des parfums indicibles....Et le velours de ces touffes rondes et fleuries ..!

    "Patouiller" avec volupté dans l'eau et la boue de l'allée.

    L'herbe mouillée se plaint et pleurniche sous mes pas.

    Un silence presque sauvage enveloppe ce coin paisible. "Presque"... silence un peu brisé par le coassement de deux corbeaux qui semblent tenir conversation.

    A la poursuite du vent,. une mésange volète. Je la suis, un peu, et elle me conduit en haut d'un escalier de pierres moussues.

    Le vieil escalier a-t-il choisi de descendre au pays de vieux arbres qui se préparent en secret au grand sommeil de l'hiver ?

     

    (écrit au cours de l'atelier "Mots de plein vent" par M.T.) 


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  • Va où le vent te mène

     

     

     

     

     

     

    Il était une fois un petit jardin niché dans un lien de bocage ; un petit jardin caché, discret, sauvage, un jardin d'autrefois, de grand-mère ou de curé !

    La lenteur est à l'honneur : On aime s'y poser, observer, méditer , parler aux arbres et aux nuages . . .

    Que nous dit l'arbre mort aux branches dressés vers le ciel ? Les oiseaux y chantent encore ! ! !

    Comme lui nous vivons les quatre saisons de la vie, les ombres, les lumières, les nuits sans lune ou les voûtes étoilées !

    Il nous parle de vie de mort de résurrection !

    On se perd, on vagabonde dans le petit jardin. Il y a les légumes d'automne, les plantes aromatiques, la menthe sauvage et encore . . . On parle bas pour ne pas déranger ce savant désordre, ou alors on ne parle pas pour mieux goûter ce silence apaisant. parfois troublé par la chute des feuilles précipitée par la bourrasque d'octobre !

    La mousse moelleuse amortit nos pas, elle se veut discrète tandis que les couleurs délirent.

    Éloge à la beauté

    à la lenteur

    à la Vie. chez nous, si près, au détour du chemin.

     

    (écrit au cours de l'atelier "Mots de plein vent" par M.S.) 


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  • Mots de plein vent

     

     

     

     

     

    Ah ! Ce grand vent.

    Regarde-le en face.

    Sans te cacher.

    Sans le craindre…

    Il te provoque.

    Il te sonde…

    Ne t’arrête pas.

    Ne tremble pas.

    Tu es le plus fort…

    Il n’est pas ton ennemi…

    Prends le temps de l’écouter…

    Tu verras…

    Parfois…

    Il chante…

     

    (écrit au cours de l'atelier "Mots de plein vent" par J.R.) 


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  • Je cherche un mot

     

     

     

     

     

    Je cherche un mot.

    Sombre. Lumineux.

    Sombre et lumineux ?

    Face à la baie, je laisse venir le souffle.

    Et je le retiens.

    Une buée s’échappe.

    Aussitôt emportée.

    Étrange.

    Être en éveil.

    Si je ferme les yeux. Si ...

     

    Filer. Patauger. Tordre.

    Se laisser apprivoiser.

    Il fait froid.

    Obscur. Éclatant.

    Obscur et éclatant ?

     

    Est-ce l’écho qui m’apportera le silence nécessaire

    aux rencontres éphémères de la mer dans le ciel ?

     

    (écrit au cours de l'atelier "Mots de plein vent" par D.R.) 


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  • Je cherche un mot

     

     

     

     

     

     

    Je cherche un mot

    Un simple mot

    Qui fasse écho à mes silences

    Un mot comme un cadeau

     

    Je cherche un mot

    Sans complication

    Plein d'émotion

    Un mot qui chante

    Comme un oiseau

     

    Je cherche un mot

    Un mot qui prenne

    Au feu de la rencontre

    Un mot tissé

    Dans le maquis

    D'une âme éblouie

    Un mot dans l'infini

    Je cherche un mot

     

    (écrit au cours de l'atelier "Mots de plein vent" par C. A.) 


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  • Va où le vent te mène

     

     

     

     

     

     

    En direct, ce samedi,

    en pleine campagne, dans un lieu que je vais tenter de vous décrire,

    juste pour vous mettre l'eau à la bouche ; enfin, j'espère.

    C'est un jardin apaisant, légèrement automnal, ressourçant.

    on y entend les oiseaux,

    on y voit des paillis,

    les récoltes sont faites, pour l'essentiel

    Les rituels ponctuent l'année :

    il faut composter, semer, pailler, récolter pour..... partager.

    Accepter que le temps des plantes ne soit pas le temps du jardinier,

    accepter que ce soit raté même si tout a été « bien fait ».

    c'est un lieu qui apprend la patience et l'humilité.

    C'est un lieu où règne l'harmonie.

    C'est un lieu indispensable, vital.

    Vous viendrez ?

    Juste une question : de quel droit oblige-t-on à vivre hors sol ?

     

    (écrit au cours de l'atelier "Mots de plein vent" par C. P.) 


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  • festimiam à la maison de la vie rurale

    Festi'Miam à la maison de la vie rurale

    Le 22 septembre dans les jardins de la maison de la vie rurale de La Flocellière,

    lors du festival "Fest'Miam",

    Lise et Gabriel ont fait découvrir des poésies courtes aux visiteurs.

    ***


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