• Est-ce qu'un jour...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Est-ce qu’un jour chez vous sera chez moi ?

    Est-ce que je retrouverai chez vous des odeurs de chez moi ?

    Est-ce que je ne serai plus d’un autre bout de terre?

    Est-ce que je bannirai à tout jamais le mot misère ?

     

    J’entends encore le bruit des armes

    L’exode a laissé des traces dans mon âme

     

    Si mon sourire est aujourd’hui absent

    Si mes lèvres ne disent plus le Kurdistan

    Si hier s’efface

    Si aujourd’hui prend sa place

    Chez vous un jour je volerai plus haut

    Chez vous en toutes saisons demain il fera beau

    R. B.

    Texte écrit lors de l'atelier "Empreintes", à partir des peintures de Edith Gagnebien

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    Mon plâtre me gratte, mais le docteur dit que je dois être patient. Je n’ai pas le droit de jouer avec mes sœurs, alors je les regarde par la baie vitrée en équeutant les haricots verts.

    Soudain, une tache noire percute la baie vitrée. Mon cœur fait un bond et je renverse le bol où je mets les déchets.

    Dimanche matin

    Devant moi, un petit corbeau est au sol, sonné. Tout est suspendu, plus un bruit. Le bang a effrayé les autres sons. Le soleil, qui ne craint pas grand chose, semble s’être rapproché pour mieux voir.

    Le corbeau frémit et d’un bond se remet sur ses pattes. Il hoche la tête avec l’air de me saluer et s’envole.

    Alors, tout reprend. Je suis seul au milieu d’un océan de queues d’haricots verts, et le bol est cassé.

    Maman va me gronder.

    J.B

     

    Texte écrit lors de l'atelier "Empreintes", à partir des peintures de Edith Gagnebien


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  • Empreintes


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  • Planter

    Planter. Il y a de la force dans ce mot

             Il tape, il creuse, il fait son show

    Et finalement, tout en douceur,

             Il recouvre son cœur de terre et de pleurs.

    C.M.

     

    Sève

    J’aime son va et vient. J’aime les deux. Les deux promesses. Les couleurs de ces deux promesses. Quand elles viennent en leur temps. J’ai eu peur cette année. Les feuilles musicaient en août comme elles le font habituellement en octobre. Angoisse qui va et qui vient et qui aujourd’hui s’estompe avec la promesse noire et plombante d’une belle ondée.

    M.F.

     

    Les arbres à l’infini…tif

    Gravir le versant de la colline

    Et contempler l’éloignement des cyprès.

    Semer des propos galants

    Pour sentir l’ivresse du charme nu.

    R.B.


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  • Lecture à la maison de la vie rurale


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  • Pour la Saint Valentin


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  • Un cadeau original

    En cette période de fin d'année l'association ALISÉ vous propose

    des chèques cadeaux :

    Un cadeau original

    Si vous êtes intéressés pour offrir un temps d'écriture

    à la personne de votre choix, merci de nous contacter : 

    ALISÉ

    4 rue des Douves

    85 500 Les Herbiers

    atelieralise@laposte.net

    Un cadeau original

     


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  • Quelques textes écrits au cours de cet atelier :

    A quoi servent les mots?

    Le mot se fait entendre

    Sa vibration nous relie à l'autre

    Ou ferme définitivement la porte

    Le mot rit ou pleure, insulte ou émeut

    Seul celui qui le reçoit  en connait la puissance

    Le mot berce

    Sa répétition apaise et fait grandir l'enfant

    Gardé en mémoire, il survivra aux générations futures et sa forme épousera l'air du temps.

    S.C.

    Écouter.

    Regarder attentivement, les yeux légèrement plissés.

    Respirer patiemment, patiemment tout en légèreté.

    Toucher, oser toucher, tout prêt, si prêt.

    Goûter cette fraicheur sur le visage.

    Accepter l'immobilité.

    Laisser le sourire se former, s'élargir.

    Rire doucement, seulement de l'intérieur, cette fois, les yeux déplissés.

    Sauver la note qui s'est échappée.

    Non, la laisser filer ! La suivre ?

    D. R.

     


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  • Quelques productions lors de l'atelier d'écriture de la semaine bleue aux Herbiers :

    "Je me souviens"

    Je me souviens de la meuleuse que possédait mon père et du plaisir que j'avais à tourner la manivelle pour qu'il puisse affûter couteaux ou autres outils.

    Je me souviens du battoir pour faire sortir la crasse du linge au lavoir.

    Je me souviens des histoires de Patapouf dans le Fripounet que nous étions heureuses, ma sœur et moi, de recevoir.

    Je me souviens des pâtés de sable que j'essayais de mouler et de protéger jusqu'à marée haute.

    Je me souviens de cette machine à coudre à pédale, détrônée par la machine électrique, alors qu'elle fait aujourd'hui la fierté des collectionneurs."Je me souviens"

    Je me souviens de la mobylette bleue de mon enfance et des souvenirs heureux qu'elle représente… sauf les pannes, hélas assez nombreuses !

    Je me souviens de la machine du secrétaire de Mairie,, de sa chanson, de son rythme lent; puis vint l'agilité de la sténodactylo, le crépitement du télex… et les sons se sont tus.

    Je me souviens de mon père qui pédalait sur sa bicyclette à 86 ans sur le remblai des Sables et qui allait jusqu'à Cayola. J'étais fière et je me disais qu'il était immortel.

    Je me souviens du bruit du moulin et de l'odeur du café moulu.

    Je me souviens des plateaux de la balance sur lesquels maman posait un poids de 500 grammes sur l'un et la motte de beurre sur l'autre.

    Je me souviens de la montre de mon grand-père, au bout d'une chaîne, qu'il sortait d'une petite poche.

    Je me souviens "Je me souviens"de ces belles images de première communion et de l'importance que nous donnions à cet événement. Souvenir inoubliable.

    Je me souviens de cette lanterne qui a traversé toute la vie familiale et qui finit désormais chez moi.

    Je me souviens de cet examen de dactylographie où mes pieds tapaient aussi vite que mes mains.

    Je me souviens de la moissonneuse lieuse qui crachait de si jolies gerbes plates. Je me souviens du tracteur Deering, d'en avoir pris le volant. Ce jour-là j'étais un roi.

    "Je me souviens" 

     


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