• Quelques textes écrits au cours de cet atelier :

    A quoi servent les mots?

    Le mot se fait entendre

    Sa vibration nous relie à l'autre

    Ou ferme définitivement la porte

    Le mot rit ou pleure, insulte ou émeut

    Seul celui qui le reçoit  en connait la puissance

    Le mot berce

    Sa répétition apaise et fait grandir l'enfant

    Gardé en mémoire, il survivra aux générations futures et sa forme épousera l'air du temps.

    S.C.

    Écouter.

    Regarder attentivement, les yeux légèrement plissés.

    Respirer patiemment, patiemment tout en légèreté.

    Toucher, oser toucher, tout prêt, si prêt.

    Goûter cette fraicheur sur le visage.

    Accepter l'immobilité.

    Laisser le sourire se former, s'élargir.

    Rire doucement, seulement de l'intérieur, cette fois, les yeux déplissés.

    Sauver la note qui s'est échappée.

    Non, la laisser filer ! La suivre ?

    D. R.

     


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  • Quelques productions lors de l'atelier d'écriture de la semaine bleue aux Herbiers :

    "Je me souviens"

    Je me souviens de la meuleuse que possédait mon père et du plaisir que j'avais à tourner la manivelle pour qu'il puisse affûter couteaux ou autres outils.

    Je me souviens du battoir pour faire sortir la crasse du linge au lavoir.

    Je me souviens des histoires de Patapouf dans le Fripounet que nous étions heureuses, ma sœur et moi, de recevoir.

    Je me souviens des pâtés de sable que j'essayais de mouler et de protéger jusqu'à marée haute.

    Je me souviens de cette machine à coudre à pédale, détrônée par la machine électrique, alors qu'elle fait aujourd'hui la fierté des collectionneurs."Je me souviens"

    Je me souviens de la mobylette bleue de mon enfance et des souvenirs heureux qu'elle représente… sauf les pannes, hélas assez nombreuses !

    Je me souviens de la machine du secrétaire de Mairie,, de sa chanson, de son rythme lent; puis vint l'agilité de la sténodactylo, le crépitement du télex… et les sons se sont tus.

    Je me souviens de mon père qui pédalait sur sa bicyclette à 86 ans sur le remblai des Sables et qui allait jusqu'à Cayola. J'étais fière et je me disais qu'il était immortel.

    Je me souviens du bruit du moulin et de l'odeur du café moulu.

    Je me souviens des plateaux de la balance sur lesquels maman posait un poids de 500 grammes sur l'un et la motte de beurre sur l'autre.

    Je me souviens de la montre de mon grand-père, au bout d'une chaîne, qu'il sortait d'une petite poche.

    Je me souviens "Je me souviens"de ces belles images de première communion et de l'importance que nous donnions à cet événement. Souvenir inoubliable.

    Je me souviens de cette lanterne qui a traversé toute la vie familiale et qui finit désormais chez moi.

    Je me souviens de cet examen de dactylographie où mes pieds tapaient aussi vite que mes mains.

    Je me souviens de la moissonneuse lieuse qui crachait de si jolies gerbes plates. Je me souviens du tracteur Deering, d'en avoir pris le volant. Ce jour-là j'étais un roi.

    "Je me souviens" 

     


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  • Atelier à la médiathèque de La Meilleraie Tillay


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  • En partenariat avec le réseau des bibliothèques du Pays des Herbiers et le CLIC, dans le cadre de la semaine bleue, Alisé a organisé un atelier d'écriture le mardi 4 octobre dans la bibliothèque des Herbiers. Six personnes ont écrits sur le thème suivant : "Petits bouts de mémoire qui ont tissé nos chemins de vie"

    Petits bouts de mémoire...


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  • Soirée lecture et musique


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  •  

    Pourquoi est-ce que j'écris ? Parce que j'écris ! Autant demander à un escargot pourquoi il fait de la bave. C'est dans sa nature de laisser un sillage argenté derrière lui,   voilà tout.

    Pourquoi écrire ?

     

     

     

     

    Frédéric Dard

    - - - 

    J'écris pour être seul. J'écris pour dissiper la présence des choses réelles, pour écarter les événements, pour franchir l'épaisseur, pour déjouer l'invivable. En somme, oui, c'est bien ça, j'écris pour qu'on me foute la paix.

    Pourquoi écrire ?

    Philippe Djian

    - - - 

    J’écris pour pouvoir lire ce que je ne sais pas que j’allais écrire.

    Pourquoi écrire ?

    Claude Roy

    - - -


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  • Au centre d'habitat, le hameau des Vignes, aux Herbiers

     

    Voilà un "cadeau" donné par une personne  suivie par Lise au centre d'habitat.

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  • "Écrire pour obéir au besoin que j’en ai.

    Écrire pour apprendre à écrire. Apprendre à parler.

    Écrire pour ne plus avoir peur.

    Écrire pour ne pas vivre dans l’ignorance.

    Écrire pour panser mes blessures. Ne pas rester prisonnier de ce qui a fracturé mon enfance.

    Écrire pour me parcourir, me découvrir. Me révéler à moi-même.

    Écrire pour déraciner la haine de soi. Apprendre à m’aimer.

    Écrire pour surmonter mes inhibitions, me dégager de mes entraves.

    Écrire pour déterrer ma voix.

    Écrire pour me clarifier, me mettre en ordre, m’unifier.

    Écrire pour épurer mon oeil de ce qui conditionnait sa vision.

    Écrire pour conquérir ce qui m’a été donné.

    Écrire pour susciter cette mutation qui me fera naître une seconde fois."

     

    Extrait d'un texte de Charles Juliet.

    Pour lire le texte dans son intégralité :http://remue.net/spip.php?article366

    Écrire...Charles Juliet est né en 1934 à Jujurieux (Ain). À trois mois, il est placé dans une famille de paysans suisses qu’il ne quittera plus. À douze ans, il entre dans une école militaire dont il ressortira à vingt, pour être admis à l’École de Santé Militaire de Lyon. Trois ans plus tard, il abandonne ses études pour se consacrer à l’écriture. Il vit à Lyon. Charles Juliet prépare actuellement ce qui sera son dernier journal.

    Pour sa bibliographie : ICI

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  • Ordonnance


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  • Mur...mure

    Sur un mur à La Charité sur Loire.

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