• Dis-moi dix mots (2016)

     

    Comme chaque année, à l’occasion de l’opération « Dis-moi dix mots », une sélection de dix mots est proposée à tous ceux qui souhaitent fêter la langue française, sa richesse et sa diversité.

    - - -


    votre commentaire
  • Un livre, ce n'est pas un dialogue. Ce n'est pas une réponse, ni une discussion. Un livre c'est quelque chose qu'on te donne. Des mots qu'on te met dans les mains en te touchant l'épaule. Rien de plus. Rien de moins. Rien d'autre. Un livre, c'est un après-midi de fin de juillet après quelques jours de déprime. Tu as passé ta journée à reprendre des forces au bord d'un ruisseau. Juste en tenant la main de quelqu'un sous les ombres. Ensuite tu es rentré, as remplacé tes chaussures par de vieilles espadrilles, allumé un Cohiba. Et le chien à tes pieds. Et le vent dans les feuilles. Et puis tu as ouvert ce petit livre qui dort à la belle étoile sur la table de la terrasse depuis deux bonnes semaines. La Terre ronde, de François de Cornière. Tu l'as lu d'une traite. Et le chien à tes pieds. Et l'odeur du cigare. Et le vent dans les feuilles. Il y a plus de dix ans, quelqu'un quelque part t'a donné quelque chose en écrivant ces mots. Et tu ne savais pas que ce serait pour toi. Et il ne savait pas que ce serait pour toi. Et tu le reçois aujourd'hui, maintenant, avec ton chien, ta déprime, ton cigare, ton ruisseau. Et tu relèves la tête trois heures après dans un soir de juillet. Tu relis les dernières phrases. « Après le virage, on jette un dernier coup d'œil, au fond. Les volets sont fermés. La tonnelle désertée. Le carré du cimetière. Le rond du chaudron. Les accès sont juste dégagés. Il y a du sirop, renversé dans les herbes. Les fourmis qui arrivent. » Un livre c'est quelque chose qu'on te donne. C'est à toi, c'est pour toi. Tu peux le garder tout au fond de ton cœur. (Thomas Vinau)

    Un livre

    Thomas Vinau a écrit plusieurs romans chez Alma éditeur : La Part des nuages, Ici ça va, Nos cheveux blanchiront avec nos yeux... et beaucoup de livres de poésie, dont "Bleu de travail" (La fosse aux ours) et "Juste après la pluie" (Alma).

     


    votre commentaire
  • Livres en fête

     

     

     

     

     

     

     

     

    Lors de l'animation "Livres en fête" le 21 mai aux Herbiers "Alisé" proposait des jeux d'écriture. De nombreuses personnes ont accepté d'écrire quelques mots à partir de consignes très simples. En voici un échantillon :

     

    Si demain je partais sur une île déserte, j'emporterais :

    - un livre de survie

    - un tube de rouge à lèvres

    - un couteau suisse

    - la bible

    - un livre de poésies

    - du papier et des crayons pour écrire

    - un rosier de mon jardin

    - une photo de mon fils

    - l'ile des Zertes de Claude Ponti

    - un chien pour m'amuser

    - un dictionnaire

    - mon doudou

    - une chèvre

    - …

    Si j'étais

    Si j'étais un bijou je serais un collier de mots.

    Si j'étais un oiseau je serais un perroquet pour voler de mille couleurs.

    Si j'étais le vent je jouerais avec les rondeurs de la terre.

    Si j'étais un fruit je serais une banane comme ça je n'aurais pas de pépins.

    Si j'étais bibliothécaire je serais dans les nuages.

    Si j'étais une saison je régulerais le temps avec beaucoup de soleil.

    Si j'étais un arbre je m'accrocherais aux branches.

    Si j'étais le diable je serais là où on ne m'attends pas !!

    Si j'étais un poème j'irais chatouiller les oreilles des passants.

    Si j'étais une phrase je jonglerais avec les mots.

    Si j'étais un film je serais la mélodie du bonheur.

    Si j'étais une plume tu serais l'encrier.

    ... 

     Livres en fête

     

     

     

     

     

     

     

    Pourquoi…

    Pourquoi les roses ont-elles des épines ?

    Pour que les petits princes les apprivoisent.

    Pourquoi les arbres ne parlent-ils pas ?

    Parce qu'on leur a coupé la parole.

    Pourquoi n'y a-t-il pas d'arc en ciel avec la lumière de la lune ?

    Parce que la lune gourmande mange toutes les couleurs.

    Pourquoi n'y a-t-il personne derrière le miroir ?

    Cela reste à prouver !

    Pourquoi les secrets sont-ils si difficiles à garder ?

    Parce qu'ils nous brûlent les lèvres.

    ...

     

    C'est comme …

    Une noix, un trésor caché à l'intérieur d'un tonneau.

    Un matin de vacances, le coucher du soleil du vendredi soir.

    Une île, un point sur un i.

    Le vent du nord, un bisou dans le cou que nous envoie le Père Noël.

    Un nuage rose, une dragée de baptême.

    Un tapis volant, pour nous aider à voler avec les mots.

    ... 


    votre commentaire
  • Raphaëlo et Moricio de la compagnie Ernesto barytoni sont venus aux abords de notre stand lors de "Livres en fête" le samedi 21 mai aux Herbiers. Beaucoup de personnes ont pu ainsi découvrir "Alisé", écrire quelques mots sur le tableau... et consommer gâteaux et boissons. Merci à eux!

    - - -


    votre commentaire
  • Dans l'atelier de Claire

    Préparation de l'atelier d'écriture du 23 avril

    Dans l'atelier de Claire

    Quelques œuvres affichées lors de l'atelier.

    - - - - - 


    votre commentaire
  • Livres en fête


    votre commentaire
  • Un atelier dans le grenier aux livres

     

    (article Ouest France)


    votre commentaire
  • Au fil du chemin

    Écrire en chemin creux (la Croix Bara)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    - Attention aux racines! Lève bien les pieds pour ne pas trébucher. C'est bon? Alors, on y va. Regarde, un petit pont! C'est lui qui l'a construit.

    - Aussi?

    - Aussi.

    - Et le dinosaure, d'où sort-il?

    - Eh bien, on ne sait pas. Il l'a découvert dans un songe, à l'aube d'un matin d'hiver. C'était un animal fantastique qui s'imposait à sa pensée, qui s'imposait à ses mains. Alors voilà, il l'a fait.

    - C'est bizarre tout ça, tu ne trouves pas?

    - Il n'est pas fou, tu sais. Il rêve, il rêve, et nous attend sous le manteau de son mystère pour raconter les pas des villageois pressés dans le chemin encaissé et aussi rappeler les lettres des soldats aux épouses inconsolables. Non, il n'est pas fou.

    - Mais quand même, tout ce mélange, ça perturbe! Sarkozy avec le rhinocéros, Blanche-neige et De Gaulle!

    - C'est que cet homme n'a pas voulu trancher. C'est un éclectique.

    - Eclec quoi?

    - Éclectique. Ça veut dire qu'il ouvre son imaginaire à tout ce qui le touche. Créer quand ça lui plaît, disposer ses personnages à l'intérieur de son paysage, voilà ce qui l'intéresse et rien d'autre.

    - On dit qu'il a un musée...

    - Dans sa maison oui, mais je crois qu'il a aussi un musée de songes dans la tête et qu'il s'invente secrètement d'autres univers. Depuis l'enfance sans doute, ou bien pour oublier les souvenirs tristes.

    - On arrive au bout du chemin. C'est fini?

    - Non, ce n'est pas fini car le poète continue de créer quand il est seul, au cœur de son monde imaginé.

    - On rentre?

    - Oui, si tu veux.

    - Au moins, ici, on ne risque pas de se perdre!

    - Qui sait! A trop guetter les bêtes, à trop caresser les branches, à trop fixer les visages, ne risque-t-on pas d'oublier l'heure et le lieu où l'on se trouve?

    - Tu crois que l'endroit est enchanté? Que des créatures invisibles nous surveillent?

    - Non ma fille, c'est l'Histoire qui nous regarde avec ses grands et ses petits hommes... Écoute le tapage des faneuses, les messes dites à voix trop basse et le cris des chouettes messagères... L'homme du chemin n'est pas fou. Il a juste en lui un arbre clair qui fleurit depuis toujours, et fleurit et fleurit encore... 

     V. B.

    (écrit sur le sentier aménagé par P. Sourisseau à la Croix Bara)


    votre commentaire
  •   Les mots de tous les jours Il faut se méfier des mots. Ils sont toujours trop beaux, trop rutilants et leur rythme vous entraîne, prêt à vous faire prendre un murmure pour une pensée.

       Il faut tirer sur le mors sans cesse, de peur que ces trop bouillants coursiers ne s’emballent.

       J’ai longtemps cherché les mots les plus simples, les plus usés, même les plus plats. Mais ce n’est pas encore cela : c’est leur juste assemblage qui compte.

       Quiconque saurait le secret usage des mots de tous les jours aurait un pouvoir  illimité, – et il ferait peur.

    Jean Tardieu

     

    - - -  - - - - - - - - - - - - - - - - - - 


    votre commentaire

  • votre commentaire