• Ici ça va...

     

     

     

     

     

    Ici, ça va. Même avec un soleil hésitant. Irrégulier et timide, selon les jours et les lieux.
    Comme un COVID baladeur et sournois. Comme un point d’interrogation.
    Et moi au milieu. Parfois sur un pied, parfois atone.
    La vie ? Comme un point d’interrogation. A moi de trouver des réponses. Mais, ici, ça va.

    Ça va, malgré l’horizon fuyant, parfois tout gris. Pas de mots à coller sur les images. Pas de sens à donner au tableau de la vie. Pas de réponses à certaines questions.

    Je regarde les fleurs, là, à côté et ici, ça va…
    Ça ne va pas trop mal, malgré le décor. Malgré le froid gagnant les cœurs. Malgré la pluie mouillant les ardeurs
    Pas le temps, pour moi, de décrire le noir…
    A moi d’illuminer les couleurs de ma vie.


     Jacques R. (janvier 2021)


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  • Voici l'hiver

     

     

     

     

     

     

    Image par Pete Linforth de Pixabay 

     

    Voici l’hiver et son manteau

    poil dru, frissons

    peau de vache

    ou peau de chagrin

    l’hiver à faim.

    Ours et marmotte

    sous les sapins

    bottes en vrac

    Au matin blême

    morsure agressive

    et piquante

    des frimas.

    Doigts engourdis

    pieds malmenés

    et pensées tièdes

    dans les poches

    du manteau rêche.

     

     

    Georges V. (décembre 2020)


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  • J'ai rencontré...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Image par aalmeidah de Pixabay

     

    J'ai rencontré un souvenir presqu'aussi vieux que moi
    C'était au temps où ma vie n'allait pas toujours droit.
    M'a rappelé mon chemin autrefois cahoteux
    Rempli de mirages qui souvent sonnaient creux.
    Ces images, telles un rêve, se sont vite évanouies
    Souvenirs d'une vie que j'ai depuis longtemps bannie...

     

    Chaque souvenir peut penser
    qu'il deviendra une doctrine.
    Si les souvenirs avaient une idéologie
    ce serai justement et d'abord
    celle de ne pas nous endormir,
    de nous bercer dans des rêves hors du temps présent.
    Mais, dans la réalité, 999 souvenirs sur 1000
    servent à nous faire fuir le présent
    et contribuent, plus ou moins,
    à créer des murs nous séparant de l'aujourd'hui,
    à nous faire oublier qu'hier n'est pas toujours demain...

     

    J'ai aussi rencontré un fou, qui passait souvent pour un fou
    Au langage décalé, désaxé, sans dessus dessous.
    Son tableau de la vie, son chef-d'œuvre, son Graal ?
    Hors du temps, unique, d'une cuvée très spéciale.
    Faudrait-il y puiser des couleurs inconnues
    Pour fleurir nos chemins, égarés dans les nues?

     

    Puis, un jour, me promenant, j'ai rencontré l'horizon
    Sans doute, pour moi, un jour de chance.
    Voulant, de suite engager la conversation,
    Je le fixe des yeux, puis, je m'avance.
    Mais je marche, je marche, jusqu'à presque sans fin
    Il est toujours là, mais jamais je ne l'atteins.
    L'astre soleil me fait alors tendre l'oreille
    Et j'entends un bruit à nul autre pareil.
    C'est l'horizon qui me parle, en se penchant vers moi:
    '' Le bonheur, ce n'est pas un mirage, cela ne tient qu'à toi...'' 

     

    Jacques R. (18/11/2020)


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  • J'ai rencontré...

     

     

     

     

     

     

    My pictures are CC0. When doing composings: de Pixabay 

     

    J'ai rencontré un rêve
    Avec une traînée de soleil
    Éblouissante merveille
    J'y suis entrée comme au printemps
    On croise le vent en chantant,
    En croquant la vie et le temps...

    Chaque rêve peut penser
    qu'il deviendra réalité
    Si les rêves avaient une idéologie
    ce serait justement
    de se dire qu'un jour ou l'autre
    on pourrait les cueillir comme on cueille une fleur
    Mais dans la réalité 999 rêves sur 1000
    servent de boucliers
    et nous aident à éloigner la réalité
    de l'existence,
    de la souffrance
    de la béance

    J'ai aussi rencontré une île
    Avec des gens heureux et doux
    Pas des envieux, pas des jaloux.
    J'aurais aimé y faire ma vie
    Y abandonner mes soucis
    Mais... pourrais-je vivre toujours ici ?

     

    Chaque île peut penser
    qu'elle deviendra refuge
    Si les îles avaient une idéologie
    ce serait celle de s'ouvrir 
    aux proscrits, aux mal-aimés
    aux laissés pour compte
    Mais dans la réalité, 999 îles sur 1000
    deviennent des lieux bénits
    pour ceux qui ne peuvent vivre
    qu'enchâssés de plaisir
    loin de la réalité
    du monde.

     

    Régine A. (18/11/2020)


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  • J'ai rencontré...

     

     

     

      

     

    Image par Anja de Pixabay 

     

    j'ai rencontré une ombre 

    qui avait des soucis

    pour masquer le soleil

    personne ne l'aimait

    elle faisait des effets

    s'allongeait  s'allongeait.

     

    chaque ombre peut penser

    qu'elle doit arrêter le soleil

    qu'elle sert de rafraîchissement

    et que chaque homme en a sa part

    mais en réalité

    l'ombre n'est jamais du bon côté du trottoir

    elle en rajoute avec les nuages

    et couvre impudemment

    tous les secrets de Sarkozy

     

    j'ai aussi rencontré le silence

    qui marchait à pas de loup

    pour ne pas le déranger

    j'ai fait taire les oiseaux

    j'ai arrêté la musique

    il était de triste humeur

    lors j'ai arrêté mon cœur

    si le silence voulait parler

    il serait

    en conflit d'intérêt

    avec lui-même.

     

    Hélène (18/11/2020)


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  • J'ai rencontré....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Image par Анатолий Стафичук de Pixabay 

     

    J'ai rencontré la nuit

    la ténébreuse nuit

    celle qui distille la peur

    et la lumière aussi,

    celle qui nous apprend

    à vivre et à mourir en même temps.

     

    Chaque nuit peut penser

    qu'elle deviendra un nid douillet

    si les nuits avaient une idéologie

    ce serait justement

    celle de créer des liens

    entre ceux qui n'ont rien

    Mais dans la réalité 999 nuits sur 1000

    servent de repaires aux brigands

    et contribuent tout au plus

    à provoquer des arrestations

    et des peines de prison

     

    J'ai aussi rencontré la rivière

    qui trace sous le ciel

    un long ruban d'argent,

    et qui offre à nos yeux

    un chemin d'avenir

    dans l'entrelacs des jours et des années sans fin.

     

    Puis j'ai rencontré la vie

    à prendre ou à laisser

    qui trace son sillon

    au milieu des rochers

    celle aussi qui nous mène

    vers des îles lointaines

    et des soleils sans fin

     

    Chantal A. (18/11/2020)


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  • J'ai rencontré...

     

     

     

     

     

     

     Image par stokpic de Pixabay 

     

    J'ai rencontré une main

    Qui s'est posée sur mon matin

    Qui m'a emmenée vers demain

    Un demain au goût incertain

    Ou  le plus et le moins s'entrecroisent

    Comme les lettres sur une ardoise

     

    Chaque main peut penser

    Qu'elle deviendra le trait d'union

    Celui qu'on rêve à l'horizon

    Si les mains avaient une idéologie

    Elles se croiseraient à l'infini

    Pour emprisonner tant de haine

    Et laisser le vent

    Fouetter les dissidents

    Mais dans la réalité 999 mains sur 1000

    Servent à froisser

    Les guenilles de la liberté

    Et se ferment comme l'étau

    Sur tant de mots...

     

    J'ai aussi rencontré un regard

    Qui déshabille les consciences

    Qui met à nu l'indifférence

    Il me disait que pour chaque homme

    Il a le nom que tu lui donnes

    La vérité c'est qu'on le nomme

     

    Puis j'ai rencontré des mots

    Et j'ai eu beaucoup de chance

    Des mots mêlés

    Des mots croisés

    Des mots à lire sur un regard

    Avant qu'il ne soit trop tard

    Des mots à écrire dans les mains

    Avant qu'il ne soit demain

     

     

    Roselyne B. (18/11/2020)


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  • J'ai rencontré...

     

     

     

     

     

     

     

    J’ai rencontré un chemin….

    Des bourrasques d’illusions ont soufflé sur ma vie

    J’ai repeint mes saisons

    Chanté sous l’éclaircie

    Le temps a brûlé entre mes mains .

    Tout n’est jamais que de passage

    mais, les chemins nous l’ apprennent

    « Ce sont les piétinements qui creusent nos vides »

     

    Chaque chemin peut penser

    qu’il deviendra ce passage du vent sur nos visages

    cette pente abrupte

    qui mène vers la rivière

    passés les champs incultes

    ce serait comme l’éclaircie

    celle de savoir qu’il n’existe pas d’autres possibles 

    pour aller à la rencontre de nous mêmes

    Si les chemins avaient une idéologie

    cela serait cette quête de sens

    que nous poursuivons

    comme claque le vent sur la folie de rêves

    quand résonne la vie

    derrière la prudence des silences.

    Mais dans la réalité 999 chemins sur 1000

    servent à nous délivrer de l’ éphémère

    pour nous conduire entre grâce et détresse

    vers le réel de nos vies.

     

    J’ai aussi rencontré une question

    Pourquoi la peur  ? le silence ?

    Pourquoi les mots ne retiennent-ils pas ce qui lentement se défait ?

    Nous laissant désarmés dans le brouillard de nos contradictions ?

    En quête d’une réponse où pourrait s’épouser l’ombre et la lumière.

     

    Puis j’ai rencontré la poésie.

    et j’ai entendu battre le cœur du monde

    J’ai franchi les orages, habité ma solitude

    j’ai chanté le bleu des matins

    partagé le murmure des choses

    et j’ai eu beaucoup de chance. 

     

     

    Lise L. (18/11/2020)


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  • Vieillir la belle affaire !

     

     

      

     

     

     

    Vieillir la belle affaire

    Et pi, après tout ça

    Qu'y dit le centenaire

    Y crach' sa dernière dent

    En mâchant son hareng

    Dam' il a bien vécu

    Il en a vu des culs

    Des bénits, des moulés

    Des gras, bien culottés

    Mais puisqu'y faut vieillir

    Allons sans rechigner

    Le guilledou courir

    Et l'amour attraper

     

    Vieillir, la belle affaire

    Quand on va fureter

    Dans le fond d'un sous-bois

    Où l'on voit des affaires

    Mais je veux pas dire quoi !

    Moi j'vous dis qu'y s'en passe

    Des affaires de fesses

    Ça personne ne s'en lasse

    Les curés à confesse

    Ça les fait frétiller

    Bien plus qu'une caresse

    Y vont s'en excuser

    En buvant le vin d'messe

     

    Faut s'dire au fond de soi

    Mourir, qu'ek ça peut faire

    Aller au Paradis, c'est-y pas une affaire ?

    Plus d'covid, plus d'alarme

    Adieu vallée de larmes

    Monsieur l'Curé l'a dit

    Là-haut c'est du tout cuit

    T'as pas tué, pas volé ?

    T'as donc pas à t'en faire

    Tu s'ras jamais jeté

    Dans les feux de l'enfer

    Le Bon Dieu il a dit

    Viens dans mon Paradis

    Alors faut pas t'en faire

    Mourir ? la belle affaire !!! 

     

    Régine A.


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  • Atelier "Ecrire avec Desnos" le 12 septembre

    animée par Lise Lundi.

    Enregistrement des textes écrits lors de la dernière consigne, avec les voix de Béatrice, Céline, Isabelle, Annick, Michèle, Edith, Chantal, Roselyne, Chantal, Elisabeth.


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