• Un poème de Pessoa

    Un poème de Pessoa

     

     

     

     

     

     

    Pas suffisant d’ouvrir la fenêtre

    Pour voir les champs et la rivière.

    Ne suffit pas de ne pas être aveugle

    Pour voir les arbres et les fleurs.

    Il faut aussi n’avoir de philosophie aucune.

    Avec la philosophie, n’y a pas d’arbres, juste des idées.

    Il n’y a que chacun de nous, comme une cave.

    Il n’y a qu’une seule fenêtre fermée, et tout le monde là dehors ;

    C’est un rêve de ce qu’on pourrait voir si la fenêtre s’ouvrait,

    Ce n’est jamais ce que l’on voit lorsqu’on ouvre la fenêtre.

     

    Fernando Pessoa (Poèmes inconjoints)


  • Commentaires

    1
    Lise
    Vendredi 3 Avril à 13:56

    Comme disait R. Char : La lucidité es t la blessure la plus rapprochée du soleil...

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