• Une très belle chanson de Bernard Joyet

    Les dieux sont panacée de frustrés de cocus
    Qui fomentent des lois pas plus haut que leur cul
    Et d'Olympe de Gouges à Rosa Luxemburg
    La femme est l'oubliée d'une histoire à rebours
    C'est pas faute d'avoir fait sonner le réveil
    De Louise Michel jusqu'à Simone Veil
    Camarade entends-tu le viol noir des corbeaux
    Que les hommes sont laids pourtant que l'homme est beau
    Avec le temps va rien s'en va

    Le bizness a fauché les goûts et les couleurs
    L’abeille et le pollen la racine et la fleur
    On boit son pot de terre on ronge ses gravats
    Puisque le prince a dit ça va c'est que ça va
    Fukushima espère un envol d'étourneaux
    Un champignon de soie laque son kimono
    La bombe A le bombyx vont à Nécrorama
    Où les rayons d’la mort sont des rayons gamma
    Avec le temps va rien s’en va

    Un vandale a vendu la banquise aux banquiers
    L'eau monte aux Caïmans fais gaffe à ton chéquier
    Quand la misère va la bourse en fait autant
    Quand l'hirondelle est morte on achète un printemps
    Ils ont ruiné l'esclave et c'était leur client
    Dans l'or de leur cercueil ils ne sont pas brillants
    Ces pauvres pharaons leur momie fait fiasco
    Et Wall Street voit grimper l’action des asticots
    Avec le temps va rien s’en va

    Quand les plus jamais ça sombrent en amnésie
    Le grand soir à l'index et la fleur au fusil
    Le sondage aux moutons la parole aux roquets
    Et le vote aux pigeons et la presse aux laquais
    Quand les rats scélérats ont largué le cargo
    Quand un grand écran plat verse au tout-à-l'ego
    Sa bave de plasma au niveau caniveau
    Camarade entends-tu la fuite des cerveaux
    Avec le temps va rien s’en va

    Je suis le souvenir brûlé de Pompéi
    Ce revenant venu te parler du pays
    Cet amant pétrifié au fond d'un lupanar
    Carcasse calcinée d'un éternel panard
    La cendre balayée je me rappelle encore
    Ce rêve de volcan à l'orée de ton corps
    Dans la lave drapé ton buste reste intact
    Pareillement ma main s'enflamme à son contact
    Avec le temps on aime encore.

     

    Bernard Joyet


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