• On avait dit...

     (pixelia de Pixabay)

     

     

     

     

     

     

    Rendez-vous dans dix ans, le jour de la chandeleur

    Même jour, même date, même heure

    Élisabeth, Gino, Jacques, et les autres

    Aïe aie aie quel malheur…mes seigneurs !

     

    Vous non plus vous n’aurez  «  pas changé »

    propres sur vous et toujours bien coiffés

    vous ferez sauter les crêpes Suzette

    pour les « vieux potes »  édentés…

     

    Lise et les Michelle sucreront les fraises,

    Roselyne et Claudine s’amuseront comme des gamines

    Édith la maîtresse ne sera pas en reste

    oubliant sur le champ les principes de sagesse.

     

    Bernadette, toujours très chouette

    nous fera «  patoiser »  comme par le passé

    Monique et Marie-Gab chanteront en duo

    «  Amis levons nos verres et merci Alisé » 

     

    Pour quelques heures, quelques heures seulement…

    Soyons fous, fous, fous et beaux à la fois…

    Oublions les emmerdes, le couvre feu et les lois.

    Croyez moi, la vie c’est fait pour ça….tout recommencera…

     

    Ah tu verras, tu verras…

      

    Michèle L. (14/O2/2021)


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  • La chouette

     

     

     

     

     

     

    Une petite chouette en bois

    Qu’y a-t-il à l’intérieur d’une petite chouette en bois  ?

    Qu’est-ce qu’on y voit ?

    Le sourire de l’enfant sur le papier cadeau, la fébrilité du geste qui découvre

    On y voit le jour neuf dans le rond blanc de l’œil.

    Si on regarde bien, on voit le geste de l’artisan qui a creusé la branche pour y mettre le temps

    Et si on tend l’oreille on peut entendre le murmure du vent dans l’arbre qui l’a fait naître

    On y voit la caresse du pinceau qui a chiffré les jours

    Si on s’attarde un peu, tenant la petite chouette au creux des mains en berceau,  on peut faire tourner  le dé des  jours en rondes de plus en plus folles .

    Au cœur de la petite chouette,  les chiffres  dansent  dansent…..

    Coulent les semaines, les mois et les années… Passe le temps.

    Une petite chouette en bois

    J’y vois  l’arc en ciel après les pluies du printemps. Les orages de l’été.

    Le chant des couleurs sur des automnes de tendresse.

    Les linceuls de neige sur l’hiver des amours 

    J’y vois  les fêtes, les naissances et les deuils

    Valse du temps

    Au cœur de la petite chouette en bois, il n’y a pas de clef pour enfermer la vie . 

     

    Lise L. (Janvier 2021)


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  • Je n'ai pas peur

     

     

     

     

     

     

    Merry Christmas  de Pixabay

    Les jours qui passent ont une odeur particulière.

    Du jamais connu. Des choses que l’on perçoit, mais qui sont impalpables.

    De vrais mirages, de vrais courants d’air… On voudrait y toucher, les tâter, les sentir, voire les goûter, comme on goûte du bon pain. Mais tout fuit comme du vent, comme un rêve trop beau pour être vrai.

    Trop confiants dans des promesses vaporeuses ? Dans des certitudes ouatées ?

    S’il y a des vérités plus cruelles à découvrir, je n’ai pas peur. Mais, de grâce, que l’on cesse de me faire jouer à cache-cache avec le vrai, celui que j’attends.

    Et les jours passent…Et toujours les mêmes odeurs, les mêmes relents, les mêmes images, indéfinissables, incontrôlables.

    Qui me procurera le vrai sel, celui qui fait jaillir et éclater le vrai goût des choses de la vie ?

    Je suis prêt à accueillir et tester tout ce qui pourrait me faire avancer. Me faire avancer sur un chemin balisé, d’où jailliraient tous les arômes d’une vie pure.

    Allez-y, envoyez le paquet, je n’ai pas peur d’ouvrir les bras…

     

    Jacques R (janvier 2021)


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  • Ici ça va...mais

     

     

     

     

     

    Gerd Altmann de Pixabay 

    Ici, ça va! Le feu crépite et il fait bon regarder les flammes mélanger les couleurs. Mais dehors, pas de musique en cette fin de janvier, les folles journées sont sages. 

    Ici, ça va! Hier, le marais fantomatique sous la brume et la frêle lumière. Mais, pas de foule au port pour les bateaux revenus d'océans peu pacifiques et de houles revanchardes. Personne au quai et le marin est triste. 

    Ici, ça va ! Le froid hiémal a ourlé la Sèvre de givre pendant quelques jours. Mais, pas de rendez-vous à Bouchemaine cette année. Pas de partage du fameux couscous d'Anne-Marie, pas de comparaisons, pas de commentaires. 

    Ici, ça va! L'habitude d'une douce solitude s'installe, à peine dérangée par le téléphone. Mais, dehors, depuis quand n'ai-je pas étreint, embrassé ? Qui est l'ami(e) qui m'a prise dans ses bras pour la dernière fois ? 

    Ici, ça va! Les livres, plus que jamais. Les histoires, tragiques ou réconfortantes. L'écriture ciselée ou coupante, arrachée. Les mots choisis, mélodieux ou rudes et rustres. Mais dehors, des visages cachés, des regards empêchés, des yeux entre capuches et masques, fuyants, impénétrables, des visages sans expressions. 

    Ici, ça va! Le temps a pris de la vitesse. La routine des jours entre documentaires, films -il existe tellement de choses intéressantes – accélère son passage. Mais dehors, pas de temps forts en cette imperturbable fuite. Voyages, concerts, cinéma, danses, rencontres, tout a disparu. Une petite mort pour l'esprit et le cœur. 

    Ici, ça va! Pas de violences, pas de peurs en ce climat mi-clos, mi-feutré, dans l'entre-soi. Mais dehors, la peur, mauvaise conseillère, est partout. La peur du virus transformée en peur de l'autre, peur du voisin, peur de l'étranger.

    Mais dehors, dans un pays un peu plus loin, des fous ou des malheureux, des illuminés ou des manipulés, des racistes ou des ignorants mettent à mal ce qui reste de démocratie. 

    Ici, ça va mais…

     

    Claudine B. (janvier 2021)


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  • Ici ça va...

     

     

     

     

     

    Ici, ça va. Même avec un soleil hésitant. Irrégulier et timide, selon les jours et les lieux.
    Comme un COVID baladeur et sournois. Comme un point d’interrogation.
    Et moi au milieu. Parfois sur un pied, parfois atone.
    La vie ? Comme un point d’interrogation. A moi de trouver des réponses. Mais, ici, ça va.

    Ça va, malgré l’horizon fuyant, parfois tout gris. Pas de mots à coller sur les images. Pas de sens à donner au tableau de la vie. Pas de réponses à certaines questions.

    Je regarde les fleurs, là, à côté et ici, ça va…
    Ça ne va pas trop mal, malgré le décor. Malgré le froid gagnant les cœurs. Malgré la pluie mouillant les ardeurs
    Pas le temps, pour moi, de décrire le noir…
    A moi d’illuminer les couleurs de ma vie.


     Jacques R. (janvier 2021)


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  • Voici l'hiver

     

     

     

     

     

     

    Image par Pete Linforth de Pixabay 

     

    Voici l’hiver et son manteau

    poil dru, frissons

    peau de vache

    ou peau de chagrin

    l’hiver à faim.

    Ours et marmotte

    sous les sapins

    bottes en vrac

    Au matin blême

    morsure agressive

    et piquante

    des frimas.

    Doigts engourdis

    pieds malmenés

    et pensées tièdes

    dans les poches

    du manteau rêche.

     

     

    Georges V. (décembre 2020)


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  • J'ai rencontré...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Image par aalmeidah de Pixabay

     

    J'ai rencontré un souvenir presqu'aussi vieux que moi
    C'était au temps où ma vie n'allait pas toujours droit.
    M'a rappelé mon chemin autrefois cahoteux
    Rempli de mirages qui souvent sonnaient creux.
    Ces images, telles un rêve, se sont vite évanouies
    Souvenirs d'une vie que j'ai depuis longtemps bannie...

     

    Chaque souvenir peut penser
    qu'il deviendra une doctrine.
    Si les souvenirs avaient une idéologie
    ce serai justement et d'abord
    celle de ne pas nous endormir,
    de nous bercer dans des rêves hors du temps présent.
    Mais, dans la réalité, 999 souvenirs sur 1000
    servent à nous faire fuir le présent
    et contribuent, plus ou moins,
    à créer des murs nous séparant de l'aujourd'hui,
    à nous faire oublier qu'hier n'est pas toujours demain...

     

    J'ai aussi rencontré un fou, qui passait souvent pour un fou
    Au langage décalé, désaxé, sans dessus dessous.
    Son tableau de la vie, son chef-d'œuvre, son Graal ?
    Hors du temps, unique, d'une cuvée très spéciale.
    Faudrait-il y puiser des couleurs inconnues
    Pour fleurir nos chemins, égarés dans les nues?

     

    Puis, un jour, me promenant, j'ai rencontré l'horizon
    Sans doute, pour moi, un jour de chance.
    Voulant, de suite engager la conversation,
    Je le fixe des yeux, puis, je m'avance.
    Mais je marche, je marche, jusqu'à presque sans fin
    Il est toujours là, mais jamais je ne l'atteins.
    L'astre soleil me fait alors tendre l'oreille
    Et j'entends un bruit à nul autre pareil.
    C'est l'horizon qui me parle, en se penchant vers moi:
    '' Le bonheur, ce n'est pas un mirage, cela ne tient qu'à toi...'' 

     

    Jacques R. (18/11/2020)


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  • J'ai rencontré...

     

     

     

     

     

     

    My pictures are CC0. When doing composings: de Pixabay 

     

    J'ai rencontré un rêve
    Avec une traînée de soleil
    Éblouissante merveille
    J'y suis entrée comme au printemps
    On croise le vent en chantant,
    En croquant la vie et le temps...

    Chaque rêve peut penser
    qu'il deviendra réalité
    Si les rêves avaient une idéologie
    ce serait justement
    de se dire qu'un jour ou l'autre
    on pourrait les cueillir comme on cueille une fleur
    Mais dans la réalité 999 rêves sur 1000
    servent de boucliers
    et nous aident à éloigner la réalité
    de l'existence,
    de la souffrance
    de la béance

    J'ai aussi rencontré une île
    Avec des gens heureux et doux
    Pas des envieux, pas des jaloux.
    J'aurais aimé y faire ma vie
    Y abandonner mes soucis
    Mais... pourrais-je vivre toujours ici ?

     

    Chaque île peut penser
    qu'elle deviendra refuge
    Si les îles avaient une idéologie
    ce serait celle de s'ouvrir 
    aux proscrits, aux mal-aimés
    aux laissés pour compte
    Mais dans la réalité, 999 îles sur 1000
    deviennent des lieux bénits
    pour ceux qui ne peuvent vivre
    qu'enchâssés de plaisir
    loin de la réalité
    du monde.

     

    Régine A. (18/11/2020)


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  • J'ai rencontré...

     

     

     

      

     

    Image par Anja de Pixabay 

     

    j'ai rencontré une ombre 

    qui avait des soucis

    pour masquer le soleil

    personne ne l'aimait

    elle faisait des effets

    s'allongeait  s'allongeait.

     

    chaque ombre peut penser

    qu'elle doit arrêter le soleil

    qu'elle sert de rafraîchissement

    et que chaque homme en a sa part

    mais en réalité

    l'ombre n'est jamais du bon côté du trottoir

    elle en rajoute avec les nuages

    et couvre impudemment

    tous les secrets de Sarkozy

     

    j'ai aussi rencontré le silence

    qui marchait à pas de loup

    pour ne pas le déranger

    j'ai fait taire les oiseaux

    j'ai arrêté la musique

    il était de triste humeur

    lors j'ai arrêté mon cœur

    si le silence voulait parler

    il serait

    en conflit d'intérêt

    avec lui-même.

     

    Hélène (18/11/2020)


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  • J'ai rencontré....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Image par Анатолий Стафичук de Pixabay 

     

    J'ai rencontré la nuit

    la ténébreuse nuit

    celle qui distille la peur

    et la lumière aussi,

    celle qui nous apprend

    à vivre et à mourir en même temps.

     

    Chaque nuit peut penser

    qu'elle deviendra un nid douillet

    si les nuits avaient une idéologie

    ce serait justement

    celle de créer des liens

    entre ceux qui n'ont rien

    Mais dans la réalité 999 nuits sur 1000

    servent de repaires aux brigands

    et contribuent tout au plus

    à provoquer des arrestations

    et des peines de prison

     

    J'ai aussi rencontré la rivière

    qui trace sous le ciel

    un long ruban d'argent,

    et qui offre à nos yeux

    un chemin d'avenir

    dans l'entrelacs des jours et des années sans fin.

     

    Puis j'ai rencontré la vie

    à prendre ou à laisser

    qui trace son sillon

    au milieu des rochers

    celle aussi qui nous mène

    vers des îles lointaines

    et des soleils sans fin

     

    Chantal A. (18/11/2020)


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