• Va où le vent te mène (3)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le vent joue sur ce jardin prodige :je le suis dans ses allées détrempées.

    Résister à l'envie de toucher ces plantes dites "médicinales" ... Écraser des feuilles, des tiges entre mes doigts et respirer des parfums indicibles....Et le velours de ces touffes rondes et fleuries ..!

    "Patouiller" avec volupté dans l'eau et la boue de l'allée.

    L'herbe mouillée se plaint et pleurniche sous mes pas.

    Un silence presque sauvage enveloppe ce coin paisible. "Presque"... silence un peu brisé par le coassement de deux corbeaux qui semblent tenir conversation.

    A la poursuite du vent,. une mésange volète. Je la suis, un peu, et elle me conduit en haut d'un escalier de pierres moussues.

    Le vieil escalier a-t-il choisi de descendre au pays de vieux arbres qui se préparent en secret au grand sommeil de l'hiver ?

     

    (écrit au cours de l'atelier "Mots de plein vent" par M.T.) 


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  • Va où le vent te mène

     

     

     

     

     

     

    Il était une fois un petit jardin niché dans un lien de bocage ; un petit jardin caché, discret, sauvage, un jardin d'autrefois, de grand-mère ou de curé !

    La lenteur est à l'honneur : On aime s'y poser, observer, méditer , parler aux arbres et aux nuages . . .

    Que nous dit l'arbre mort aux branches dressés vers le ciel ? Les oiseaux y chantent encore ! ! !

    Comme lui nous vivons les quatre saisons de la vie, les ombres, les lumières, les nuits sans lune ou les voûtes étoilées !

    Il nous parle de vie de mort de résurrection !

    On se perd, on vagabonde dans le petit jardin. Il y a les légumes d'automne, les plantes aromatiques, la menthe sauvage et encore . . . On parle bas pour ne pas déranger ce savant désordre, ou alors on ne parle pas pour mieux goûter ce silence apaisant. parfois troublé par la chute des feuilles précipitée par la bourrasque d'octobre !

    La mousse moelleuse amortit nos pas, elle se veut discrète tandis que les couleurs délirent.

    Éloge à la beauté

    à la lenteur

    à la Vie. chez nous, si près, au détour du chemin.

     

    (écrit au cours de l'atelier "Mots de plein vent" par M.S.) 


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  • Mots de plein vent

     

     

     

     

     

    Ah ! Ce grand vent.

    Regarde-le en face.

    Sans te cacher.

    Sans le craindre…

    Il te provoque.

    Il te sonde…

    Ne t’arrête pas.

    Ne tremble pas.

    Tu es le plus fort…

    Il n’est pas ton ennemi…

    Prends le temps de l’écouter…

    Tu verras…

    Parfois…

    Il chante…

     

    (écrit au cours de l'atelier "Mots de plein vent" par J.R.) 


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  • Je cherche un mot

     

     

     

     

     

    Je cherche un mot.

    Sombre. Lumineux.

    Sombre et lumineux ?

    Face à la baie, je laisse venir le souffle.

    Et je le retiens.

    Une buée s’échappe.

    Aussitôt emportée.

    Étrange.

    Être en éveil.

    Si je ferme les yeux. Si ...

     

    Filer. Patauger. Tordre.

    Se laisser apprivoiser.

    Il fait froid.

    Obscur. Éclatant.

    Obscur et éclatant ?

     

    Est-ce l’écho qui m’apportera le silence nécessaire

    aux rencontres éphémères de la mer dans le ciel ?

     

    (écrit au cours de l'atelier "Mots de plein vent" par D.R.) 


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  • Je cherche un mot

     

     

     

     

     

     

    Je cherche un mot

    Un simple mot

    Qui fasse écho à mes silences

    Un mot comme un cadeau

     

    Je cherche un mot

    Sans complication

    Plein d'émotion

    Un mot qui chante

    Comme un oiseau

     

    Je cherche un mot

    Un mot qui prenne

    Au feu de la rencontre

    Un mot tissé

    Dans le maquis

    D'une âme éblouie

    Un mot dans l'infini

    Je cherche un mot

     

    (écrit au cours de l'atelier "Mots de plein vent" par C. A.) 


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  • Va où le vent te mène

     

     

     

     

     

     

    En direct, ce samedi,

    en pleine campagne, dans un lieu que je vais tenter de vous décrire,

    juste pour vous mettre l'eau à la bouche ; enfin, j'espère.

    C'est un jardin apaisant, légèrement automnal, ressourçant.

    on y entend les oiseaux,

    on y voit des paillis,

    les récoltes sont faites, pour l'essentiel

    Les rituels ponctuent l'année :

    il faut composter, semer, pailler, récolter pour..... partager.

    Accepter que le temps des plantes ne soit pas le temps du jardinier,

    accepter que ce soit raté même si tout a été « bien fait ».

    c'est un lieu qui apprend la patience et l'humilité.

    C'est un lieu où règne l'harmonie.

    C'est un lieu indispensable, vital.

    Vous viendrez ?

    Juste une question : de quel droit oblige-t-on à vivre hors sol ?

     

    (écrit au cours de l'atelier "Mots de plein vent" par C. P.) 


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  • Il y aurait une voile orange sur un océan bleu
    des nuages lourds d'orage , des encarts de clarté , suivis d'un soleil lumineux.

    Il y a la nuit le jour , ton cœur en peine , ton cœur en joie . . .
    l'étal du marchand, les épices colorées d'un ailleurs écrasé de chaleur
    l'orange dérobée au marchand qui se fait la belle avec le citron d'à côté.

    le violet du carême, suivi du rouge éclatant de la Pâques attendue !

    les étincelles de soleil dans les nouvelles grises des infos du soir .

    Il y a le drapeau tricolore des 14 juillet

    le drapeau arc en ciel rassemblant les forces des différences

    les couleurs qui pleurent, les couleurs des hommes et leur tissus chatoyants ! ! !

    Les mots sont pourpres , ton regard est bleu !

    Nous danserons une ronde ronde brune et safran : cheveux blonds noirs ou gris. . . .

    Tout en nuances. : Ce sera l'espérance sur la vaste prairie 

    A bien regarder. : Tout devient évidence.

     

    M. S. (écrit en atelier le 13/06/19)


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  • J'ai vu entre deux parpaings la petite fleur faire son forcing au soleil
    J'ai vu le sourire ému du SDF au passage de l'enfant, j'ai vu sa main tremblante essuyer une larme
    J'ai vu le sentier côtier rocailleux bordé d'ajoncs et d’églantiers le roc rendant le ciel

    J'ai vu le nuage gris fondre de tendresse sur le jardin asséché du vieillard d'à coté

    J'ai vu la toile d'araignée irisée de rosée sur la barrière bleue. .D'un coup sec j'ai vu l'homme déchirant cette œuvre d'art

    J'ai vu la voiture sale et cabossée la vitre sableuse. sur laquelle on a écrit : "la vie est belle "
    Je n'ai pas vu celui qui a écrit mais j'ai pleuré

    J'ai vu la  fourmi épuisée transportant son magot 
    Je l'ai vu déposer son fardeau et toi d'un coup de pied tu as tout détruit

    J'ai vu l'arbre vert, l'arbre fier, l'arbre d'or, l'arbre nu .Dans les quatre saisons, je me suis reconnue

    J'ai vu L'Aurore et ses promesses

    J'ai vu le coucher du Soleil et ses promesses

    Et Toi. là haut dans le ciel.
    M. S.

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  •  Voyage

     

     

     

     

    Un jour j'oserai quitter ta main : partir sans réfléchir. . .  pour réfléchir, me retrouver seule, cheminer, marcher, dormir à la belle étoile ou sous un autre toit sans toi pourquoi pas ? 

    Me reposer, méditer, contempler, remercier, essayer de comprendre ce que je ne comprends pas et sans doute ne comprendrai toujours pas.

    Souffrir du froid, du chaud, la peau au soleil ou sous la pluie. Grelotter sous le vent du Nord, goûter l'alizé de l'été ! ÊTRE. de tout mon être ,renier L 'AVOIR. quêter l'essentiel, chuchoter mes secrets aux nuages libres.

    Les pieds fatigués, le corps épuisé : heureuse, différente, tellement différente. !  je reviendrai pour te faire partager.

    Et toi as tu changé ?

    Je reviendrai reprendre ta main. et toi oseras tu la reprendre ? 

    M. S. (écrit en  janvier 2019 lors d'un atelier sur le thème du voyage)


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  • Je n'en pouvais plus d'entendre...

    Je n'en pouvais plus d'entendre ce morceau de granite me raconter son histoire. Immobile, venu on ne sait d'où. Pourquoi tant de cris, de chuchotements, de grincements sur ce tumulus aux allures de montagne sacrée ?

    J'avais déjà beaucoup marché, longtemps, sous un soleil me brûlant le visage. Les moustiques dévoraient mes chevilles. Un coq, au loin, me saluait en arrivant. Ce lieu m'avait tout de suite captivée. Je savais que j'étais arrivée.

    Il fallait gravir des marches de pierre recouvertes de mousse, faisant comme un tapis de prière pour entrer dans la légende. Une imposante croix en son sommet vous regardait. Je ne comprenais pas le mystère, mais il me semblait qu'il devait y avoir une voie souterraine quelque part. Je faisais le tour de la butte dans les châtaigniers touffus. Je m'accrochais aux ronces et aux houx épineux. Un vague sentier, peut-être routin marqué par le passage de bêtes, me guida vers un trou noir. Sous la roche. Ici même. Je me suis approchée. J'ai tendu l'oreille. J'ai écouté attentivement si l'écho de ma voix revenait. Rien. C'était comme un vertige, une aspiration. J'avais tellement cherché ! La pierre semblait parler. Devais-je répondre à son appel ? Franchir la porte ? Renoncer ?

    D. R. (Marche/écriture du 30/06/2018)


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